COMMUNAUTÉ PAROISSIALE DE LA SAINTE TRINITÉ

Pèlerinage à Assise, Jour 4

Jeudi 12 avril. Nous quittons Assise pour Gubbio : la « Ville du loup » où François a domestiqué un loup qui terrorisait la région. Le père Benoît nous montre que l’histoire va plus loin que celle du loup. En l’appelant « frère Loup », François rend le loup aimable au sens propre. Nous sommes invités à faire de même avec les personnes qui nous agacent voire nous insupportent. En appelant ceux-ci « frère c…. » plutôt que juste « c…. », nous rendons à la personne à laquelle nous nous adressons une dignité d’humain aimable, Ce qui va nous aider à lui reconnaître des qualités…

Saint François inaugure une annonce évangélique à la création et à toute créature. La création est là pour être servie. Servons la création ! Transmettez l’Évangile à votre chat ! Évangéliser c’est d’abord dire à l’autre qu’il est un frère.

Ensuite, nous visitons la cathédrale de Gubbio, perchée tout en haut de la ville…

 

Nous reprenons la route pour le magnifique sanctuaire de La Verna (ou l’Alverne pour les Français), un site très isolé dans la chaîne des Apennins à 1200m.

C’est en ce lieu, qui lui avait été donné par un noble de la région, que François va recevoir les stigmates.

Parti avec frère Léon, qui joue alors le rôle de « mère » (voir le compte-rendu du jour 3 !) pour François, celui-ci se glisse dans une faille pour prier. Il y demande au Christ la grâce de ressentir les douleurs de la passion et d’aimer comme le Christ aime les humains.

Il est exaucé et un Séraphin lui apparaît et lui donne les stigmates (d’où le qualificatif de « Séraphique » François). François a ainsi encore augmenté sa conformité au Christ…

C’est là aussi qu’il donne à frère Léon, inquiet de ne pas être à la hauteur de François, une bénédiction, qu’il lui écrit de sa main et que frère Léon glissera dans une poche cousue à sa robe de bure, qu’on retrouvera à sa mort.

Nous participons à l’office de None avec les frères franciscains, suivie de la procession quotidienne vers la chapelle des stigmates.

Le père Benoit suggère que pour nous, pour qui stigmate et martyr (on est le jour de la saint Stanislas) ne sont pas des voies accessibles, se donner frère Léon pour modèle peut être un idéal (un peu) plus atteignable…

Après la messe et avant les complies, Marie-Renée et Marie-Cécile Lotodé nous ont donné une lecture théâtralisée sur la vie de sainte Claire, son testament et sa correspondance avec Agnès de Prague. Les « pauvres dames » (qui devinrent les Clarisses) furent bien mises en valeur !

 

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Flux Lectures du jour

  • Première lecture : « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus » (2 Th 3, 6-10.16-18)
  • Psaume (Ps 127 (128), 1-2, 4-5)
  • Évangile : « Vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes » (Mt 23, 27-32)
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