
La Miséricorde de Dieu nous est donnée à contempler dans l’Écriture, par la parabole de l’Évangile de Luc 15 ; elle nous est donnée à vivre dans le sacrement de la réconciliation. Mettons les deux en parallèle :
« Il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre » : le péché qui existe dans nos vies est toujours un « rater sa cible », c’est-à-dire penser prendre un chemin de bonheur et se tromper en posant un acte mauvais, librement et en conscience.
« Il rentra en lui-même » : l’examen de conscience est une introspection, non pour se retrouver avec soi, mais pour retrouver Dieu. Débutant toujours par l’action de grâce, la reconnaissance des bienfaits de Dieu, il permet de préciser ensuite les péchés par pensée, parole, action ou omission.
« Il se leva et s’en alla vers son père » : la miséricorde demande de notre part une démarche après l’examen de conscience. À savoir, le courage d’aller demander pardon à Dieu, en particulier par le prêtre dans la confession. Marcher vers le confessionnal, c’est amorcer déjà notre conversion et c’est toujours cela qui édifie Dieu (et le prêtre !).
« Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie » : entendre Dieu, Père de Miséricorde, nous adresser ce « Je te pardonne tous tes péchés », qui nous relève et nous rend à la vie. Emporté dans ce tourbillon de joie et d’amour, le festin ecclésial peut débuter pour unir chacun dans une même communion avec Dieu et le prochain. (« L’Église est comme un sacrement, signe et moyen d’opérer l’union intime avec Dieu et l’unité de tout le genre humain » – Lumen Gentium 1).
Contemplant la Miséricorde de Dieu dans l’Évangile de ce dimanche, puissions-nous, dès que possible, la goûter dans le sacrement du Pardon !
Père Bertrand



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