
« Je suis venu pour Jean-Paul II et je repars avec Faustine. Des personnes si différentes. Pourtant leurs deux sanctuaires se font face séparés par une même esplanade » Ainsi s’exprimait l’un des pèlerins de la Sainte Trinité en Pologne lors de la dernière soirée de partage fraternel dans un hôtel de Varsovie. Chacun des 20 pèlerins a pu à l’occasion de cette soirée confier au groupe ce qu’il a ressenti de plus fort au cours de cette semaine…

Un autre pèlerin s’interroge : « Comment le Seigneur a pu susciter autant de figures aussi incroyables, des Saints adaptés aux circonstances du temps ? ».
On ajoute «…et qui comme Maximilien Kolbe partait évangéliser le Japon avec leur foi pour tout bagage. »

D’autres belles surprises largement partagées : « Je n’imaginais pas que la religion était encore si présente dans ce pays. C’est assez admirable. Grâce à des personnages hors du commun ».

Christ sans croix en bronze de 8m de haut de l’église Notre-Dame-Reine-de-Pologne à Nowa Huta (Cracovie), quartier modèle communiste.


Durant cette petite première « relecture » de la semaine, les pèlerins ont été nombreux à revenir sur leur journée du jeudi 23 avril au monastère de Jasna Gora, sanctuaire marial abritant l’icône de la Vierge Noire à Czestochowa, le Lourdes polonais, étape obligée entre Cracovie et Varsovie.
« En arrivant le matin, nous avons fait le tour de la chapelle un peu en touristes. Cela m’a gênée. Mais après, durant la célébration de la messe, nous étions au centre de la chapelle. Les pénitents parcouraient à genoux ce même circuit et ils m’ont aidée à prier. »
« Je bénis le Seigneur pour tout ce que j’ai vu. La Vierge Noire je la priais déjà. C’était la Madone. Maintenant je connais l’histoire ».
« Pour le « coucher » de l’icône de la Vierge Noire à 21h, une petite foule debout dans l’attente et la prière. Un silence respectueux durant une bonne demi-heure. Un enfant endormi dans les bras de son père. Et des jeunes qui venaient prier avant leur Bac. »

« Quel contraste entre le matin dans la petite chapelle et le soir avec tout ce monde. Quelle chance de vivre tout cela et de voir Dieu partout. »

Mercredi 22 avril à Auschwitz-Birkenau : l’horreur des camps de concentration et d’extermination. Le Père Manfred, d’origine allemande, nous reçoit après notre visite des deux camps, au Centre de Dialogue. « J’ai été touché par la simplicité de son témoignage. Selon lui, chaque peuple a une attente différente. Pour les Polonais : ne plus jamais être victimes. Pour les Allemands : ne plus jamais être bourreaux. Mais attention, nous alerte le Père Manfred : Auschwitz est en train avec le temps de sortir de l’histoire familiale. La mémoire d’Auschwitz reste pourtant une blessure ouverte même si elle ne se voit pas. »




Enfin, sur la vie du groupe durant cette semaine en Pologne : « Merci à tous, on a vécu un beau moment, comme si l’on partageait une même maison. »
Nous laisserons le Père Xavier conclure cette première petite restitution « à chaud ». Il nous a confié ce soir-là à Varsovie : « J’ai été heureux de vivre ce pèlerinage avec mes nouveaux paroissiens. Je ne connaissais qu’un peu la Pologne grâce aux JMJ, donc j’étais partant pour y retourner! Me disant que l’on allait y voir plein de choses nouvelles pour moi. J’ai réalisé la profonde unité de tout ce parcours en le vivant ensemble. Jean-Paul II est un grand saint qui unifie l’histoire de la Pologne et de l’Eglise universelle. Il a apporté un message pour le monde entier, notamment celui de la Divine Miséricorde, rempart face aux dérives de l’humanité laissée à elle-même et à ses volontés de pouvoir. Le peuple polonais nous donne un grand témoignage d’espérance face au déchaînement du mal dans son histoire. Merci au groupe d’avoir pris part à tout ce qui a été proposé. Je crois notamment que nous avons fait une expérience forte d’unité durant le temps de prière du chemin de croix sur les remparts de Jasna Gora à Czestochowa. »
Le lendemain de cette dernière soirée à Varsovie, le groupe a visité l’église Saint-Stanislas Kostka, où le Bienheureux Jerzy Popieluszko était prêtre et à côté de laquelle il repose. Le Père Xavier célèbre la dernière messe de notre pèlerinage dans la crypte de Saint-Stanislas. Sur les côtés de la chapelle deux fresques qui nous renvoient à d’autres pèlerinages paroissiaux : à droite saint Antoine de Padoue et Fatima (pèlerinage de 2019), à gauche saint François d’Assise (2024).




Nous découvrons ensuite le très riche petit musée consacré à la mémoire de Jerzy Popieluszko.
Un pèlerin nous partage son émotion : « J’ai trouvé ce petit texte qui exprime ce j’ai ressenti : « Il avait une tête d’ange, un charisme débordant. Son corps retrouvé dans la Vistule quelques jours après son décès montrait un visage tuméfié, martyrisé, méconnaissable, comparable à celui du Christ à sa descente de croix. »»




NB : Chaque citation ci-dessus en italique provient d’un pèlerin différent. On peut encore compléter !
Tous les pèlerins ont contribué à la réussite du pèlerinage. Mention spéciale à…
Odile pour le choix et l’animation des chants.
Sophie qui a pu nous instruire sur le grand retable de Veit Stoss avant de le découvrir le lendemain en vrai sous toutes ses faces (de nombreux pèlerins sont retournés assister à la fermeture du retable en fin de journée pour voir l’envers des portes).
Françoise qui nous a introduit à la connaissance des différents types d’icônes de la Vierge la veille de notre arrivée à Czestokowa.
Nous avons également profité des temps de déplacement en car pour, après avoir chanté les Laudes le plus souvent, entendre une petite présentation liée à la visite qui suivait le déplacement (cliquer/toucher le lien pour accéder au document).
► Bénédicte et Olivier nous ont préparé au circuit Auschwitz-Birkenau : « Espérance et miséricorde face au mal
La souffrance qui sauve, même dans le mal le plus obscur »
► Philippe a évoqué l’histoire récente de la Pologne alors que nous nous dirigions vers Nowa Huta : « La résistance puis la chute du communisme en Pologne, le rôle de l’Eglise et de Jean-Paul II »
► Monique et Anne ont évoqué la vie de saint Maximilien Kolbe sur la route de Niepokalanow.
N’oublions pas Gilles et Marie-Madeleine qui ont porté ce projet depuis près d’un an, le Père Benoît qui nous a transmis un important dossier (pèlerinage en Pologne de la paroisse de Bailly-Noisy en 2019) et le Père Xavier qui a accepté de reprendre le projet en cours de route.
Enfin les absents qui, pour raisons médicales, ont dû renoncer. En particulier Frédérique, Pascaline et Patrice qui nous ont accompagnés à distance par la prière.
Et encore un grand merci à notre guide Margueritte Skoczynska qui nous a tant appris sur les Saints polonais, la Pologne et les Polonais !
En pèlerins d’Emmaüs
Voici l’exercice spirituel qui nous a été proposé pour ce pèlerinage paroissial « lointain ».
Nous avons quitté notre paroisse et nous sommes allés marcher sur les chemins de Pologne.
L’Évangile d’Emmaüs du 3ème dimanche de Pâques (Lc 24, 13-35) nous a été donné pour guide, comme fil rouge de cette semaine.

Le Père Xavier qui concélèbre est invité à proclamer l’Évangile des pèlerins d’Emmaüs en français avant la lecture en polonais.
Nous avons relu notre périple à la lumière de cet Évangile.
Arcabas a illustré ce texte par 6 tableaux. En regardant chacun d’’eux qu’est-ce qui vous revient de cette semaine ?
- Une parole
- Un lieu
- Une rencontre
- Une découverte
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Quelle magnifique rétrospective !
Merci Michel
Magnifique et émouvant reportage.
Merci beaucoup pour ce partage