Cette année la Fête de Saint-Léger a été l’occasion d’une action missionnaire. Une douzaine de paroissiens de la Sainte Trinité ont été préparés par une équipe de l’École pour Servir l’Évangélisation (ESE) du diocèse de Versailles. L’intention était, en plus de notre petit stand mobile paroissial (un antique triporteur), que des binômes missionnaires se rendent disponibles aux visiteurs de la Fête pour leur proposer une parole d’Évangile, un lumignon, un échange fraternel et même les accompagner dans l’église Saint-Léger pour prier ensemble. Nous avons demandé à nos vaillants binômes un retour sur cette action missionnaire. Catherine est la première à nous avoir répondu. Voici ce qu’elle nous a partagé :
Bonjour frères et sœurs,
Comme toujours quand on doit s’occuper d’autres personnes, on reçoit des cadeaux merveilleux.
Tout d’abord je me suis peut-être trompée et suis allée dans l’église pour prier, donc sans Hubert, mon binôme !
Au bout d’un moment, je suis retournée au fond de l’église, me disant que le Christ disait qu’il fallait aller sur les parvis.
Une femme voilée et sa fille, albanaises, n’osaient rentrer : après que je leur ai présenté Jésus ressuscité et Marie, elles m’ont dit tout le respect qu’elles avaient d’Issa et Myriam, croyant que Jésus n’était pas né des spermatozoïdes d’un homme (sic) mais malgré tout un Très grand prophète… Bref, elles connaissaient vraiment la Bible car dans leur religion, il était de leur devoir d’étudier les 4 livres saints, ce que j’ignorais !
Je viens de rechercher quel était ce 4ème livre : celui de Zarathoustra et le zoroastrisme !
Quelle leçon ! En Albanie, comme ce l’était au Liban, aucun ostracisme.
Une leçon de sorellité et donc des embrassades et des téléphones pour des réunions catho-musulmans.
Plusieurs fioretti, comme des petits enfants bien bronzés, s’arrêtant net à l’entrée : « Oh ! Qu’est-ce que c’est ? Une piscine ? »
Pendant mon explication, les mamans arrivent, pressées mais disant quand même, oui Issa, Myriam…
Réflexion : les mères connaissent, mais pas leurs petits. Pourrions-nous trouver une solution pour qu’à l’école les enfants visitent une église, une mosquée, une synagogue !!! Vaste question.
Et plusieurs visiteurs de retour dans cette église jadis connue, baptême ou mariage, et délaissée.
Pour finir une paroissienne ayant perdu sa maman il y a trois mois et que j’ai embrassée : « On m’avait dit qu’il fallait que je prenne dans mes bras quelqu’un quand je souffrais, merci, vous l’avez fait. Que c’est bon »
Le Christ devait sourire.
Que de grâces dans sa maison.
Merci Seigneur.
Bien à vous tous, Catherine
De mon côté, j’ai « binômé » avec 2 personnes. La 1ère est une habituée de l’évangélisation de rue (soeur Valérie), donc j’ai commencé par me laisser enseigner. Un temps de prière en binôme pour demander à l’Esprit-Saint de guider nos paroles et le remercier pour les personnes que nous allons rencontrer. Et on parle de Jésus très rapidement. L’exercice n’a pas toujours été évident, car il faut penser à ramener l’échange sur Jésus fils de Dieu, la foi…. Mais il y a eu de belles rencontres, des musulmanes, des couples mixtes en religion, une jeune femme qui ne tarissait pas de raconter sa vie; beaucoup de personnes sont entrées dans l’église pour regarder l’expo, prier, déposer un lumignon. Le contexte était plus favorable que dans la rue; c’était moins difficile d’aborder les personnes sur le terrain paroissial, même si certaines se montraient un peu fuyantes. Emmanuel et Caroline ont pu proposer la prière des frères à 2 personnes dans l’église.
Magali
A suivre…



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