« Le Très-Bas » de Christian Bobin faisait partie des lectures conseillées avant notre pèlerinage paroissial à Assise au printemps 2024. Des paroissiens nous signale que la pièce qui a été tirée de cet ouvrage sera à nouveau jouée cet automne à Paris. Le texte ci-dessous est repris de la présentation qui en est faite sur le site du Théâtre en Pièces.
Après avoir pris vie à l’automne 2024 dans la crypte millénaire de la cathédrale de Chartres, Le Très Bas poursuit son chemin, ancré dans la terre et porté par le souffle des mots. Ce texte lumineux de Christian Bobin, consacré à François d’Assise, sera joué à l’église Saint Leu, au coeur de Paris, dans une mise en scène épurée et poétique signée Emmanuel Ray.
Une oeuvre au souffle végétal et spirituel
Dans une époque bousculée par les crises, les conflits, la perte de repères et la fracture entre l’humain et le vivant, Le Très Bas nous invite à ralentir. À écouter. À revenir à l’essentiel. Portée par trois voix, une musique de silence et de souffle, et un espace scénique qui épouse la simplicité du chemin, cette création puise dans l’âme de François d’Assise – non le saint figé, mais l’homme fragile, rieur, fraternel, éperdument libre et amoureux du monde.Il n’est pas ici question de dogme, mais de joie, de dépouillement, de lien. Une écologie du coeur, chère à Christian Bobin, qui fait de chaque mot un feu doux, et de chaque regard une invitation à renaître au vivant.
Une scénographie comme un chemin
La scène est un corridor de terre nue, long de huit mètres, entre deux portes : symboles de passage, de souffle et de mystère. Les comédiens, pieds nus, incarnent la vulnérabilité de l’homme face à la nature et aux autres. Le public, placé de part et d’autre, devient témoin intime de cette traversée poétique, presque rituelle. La lumière épouse l’ombre, la musique du violoncelle se mêle aux silences, et la matière du monde (vent, pierre, souffle) devient texte à part entière.
Une invitation universelle
Le Très Bas s’adresse à tous — croyants ou non, jeunes ou anciens. Il parle d’amour, d’enfance, de beauté fragile. D’un dieu de l’humus, proche, très bas. D’un regard que l’on pose, d’un fruit qu’on savoure, d’un instant que l’on accueille. Plus qu’un spectacle, c’est une expérience sensorielle et intérieure, un souffle qui relie l’art au vivant, le mystère au quotidien.
PRODUCTION
Une création de la Compagnie du Théâtre en Pièces. Coréalisation : Théâtre de Chartres. Avec le soutien de la Ville de Chartres, du Département d’Eure-et-Loir, du Ministère de la Culture et des Monuments Nationaux.
Prochaine étape : une tournée itinérante en 2027 sur le chemin de Chartres à Assise, à pied, avec des représentations tous les 25 kilomètres. Une marche artistique, humaine et spirituelle, fidèle à l’esprit de François.
Le Très-Bas
De Christian Bobin
Mise en scène et Scénographie : Emmanuel Ray
Avec Stéphanie Lanier, Fabien Moiny, Mélanie Pichot et Emmanuel Ray
Création musicale et sonore : Léa Bertogliati au violoncelle et Tony Bruneau
Création lumière : Natacha Boulet-Räber




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