Quand nous parlons de conversion au ski, nous parlons d’un changement vers une direction radicalement différente. Quand l’Évangile nous parle de conversion, il conserve cette radicalité qui désigne plus le changement que la direction elle-même. Explicitons…
Dans notre vie personnelle et dans notre vie ecclésiale, il existe des pratiques à transformer, ou pour mieux dire à convertir. Ce changement nécessite une décision radicale. Mais il existe aussi du bien, du beau et du vrai qui sont à préserver et même à déployer. Notre conversion, personnelle ou ecclésiale, se doit d’être discernée sur ce qu’il faut changer, et radicale dans la décision du changement.
Le synode sur la synodalité en est un bon exemple. Il invite à une radicalité pour écarter de notre vie ecclésiale (et donc personnelle, puisque nous sommes membres de l’Église), les pratiques qui disconviennent. Ce changement n’est pas une révolution (comme si tout était à transformer), mais une conversion, qui implique de s’appuyer sur le bien, le beau, le vrai qui existent déjà ! Ainsi, la conversion est une œuvre délicate. Elle nous oblige à atténuer nos conceptions et attentes trop personnelles, pour nous ouvrir à ce que l’Esprit Saint a déjà suscité de bien, et suscite encore aujourd’hui.
La conversion est donc bien un changement radical, pour prendre une direction réfléchie. Heureusement nous ne sommes pas seuls !
Pour ce labeur incessant, dans l’Église et dans nos vies, nous avons reçu un baptême dans l’Esprit Saint, baptême qui peut être opportunément renouvelé par le sacrement de la Réconciliation, en ce temps de l’Avent.
Que l’Esprit Saint nous éclaire pour discerner, nous fortifie pour dire OUI au bien et NON au mal, et ainsi, nous conduise vers le Royaume !
P. Bertrand d’Abzac



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